Arrêter un peu avec votre optimisme déconnecté de la réalité. Quand vous dites que tout le monde peut y arriver en bossant dur, vous niez complètement l'impact des charges incompressibles et du coût de la vie pour une famille nombreuse. Le travail ne suffit pas à faire magiquement baisser les taux d'intérêt ou à faire disparaître les factures de réparation.
Il n'y a pas de chiffre magique ou universel parce que chaque dossier est épluché à la loupe par les banques, mais avec cinq bouches à nourrir et un profil serré, on tourne généralement autour de 10% du prix du bien pour couvrir au strict minimum les frais de notaire et de garantie. Sauf que pour épargner cette somme avec ce train de vie, bon courage. C'est bien beau de parler de montage, mais la dure réalité des chiffres rattrape vite les grands idéalistes.
Pour clore le débat puisque c'est moi qui ai lancé le sujet : j'ai fini par prendre rendez-vous avec un conseiller spécialisé en accession sociale pour voir ce que valaient vraiment vos fameux montages en BRS. Résultat des courses après épluchage complet du dossier par la banque et l'organisme foncier : c'est bien beau sur le papier pour faire joli dans les colloques, mais avec nos charges et nos cinq gamins, le taux d'effort reste totalement hors des clous. On s'est pris un refus net et définitif dès la première simulation, exactement comme je l'avais prédit. Arrêtez de faire miroiter des solutions miracles à des gens qui n'ont pas les moyens, la réalité financière finit toujours par reprendre le dessus.
Ras le bol de voir des gens se lancer dans des chantiers sans un sou en poche ni la moindre notion de budget. Entre le prêt travaux classique, l'éco-PTZ pour se donner bonne conscience écolo et le prêt perso qui plombe les taux, y en a marre des amateurs qui finissent par abandonner au milieu des gravats. Qu'est-ce qui vaut vraiment le coup sur le marché actuel sans se faire plumer par les banques ?
Foutaise. Justifier un crédit personnel hors de prix sous prétexte d'urgence, c'est tendre le bâton pour se faire battre et encourager la gestion irresponsable. Ceux qui prennent ce raccourci finissent par pleurer auprès des services sociaux ou de surendettement dès que les taux variables ou un pépin de santé les ratrappent. La souplesse a un coût exorbitant que les foyers fragiles ne peuvent tout simplement pas encaisser.